ARPEJ' Avocats en réparation du préjudice corporel

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jeudi 15 décembre 2011

L'obligation de sécurité des associations sportives mettant locaux et équipements à disposition de leurs membres.

Un important arrêt de la première chambre civile de la Cour de Cassation rendu ce jour, le 15 décembre 2011, décide qu'une association sportive est tenue d’une "obligation contractuelle de sécurité, de prudence et de diligence envers les sportifs exerçant une activité dans ses locaux et sur des installations mises à leur disposition, quand bien même ceux ci pratiquent librement cette activité."

Il s'agissait en l'occurrence d'un accident d'escalade dont avait été victime un adhérent sur le mur artificiel de l'association et ce alors qu'il pratiquait librement son activité en dehors d'un encadrement par un moniteur.

La décision de la Cour d'appel qui avait décidé que l'obligation de sécurité du moniteur n'existe que durant une formation et non lorsque la personne exerce librement l'escalade dans une salle et sur un mur mis à disposition et que l'association n'avait pas commis de manquement à une obligation de surveillance et d'information susceptible d'engager sa responsabilité a donc été censurée.

Cette décision conjuguée à celle rendue sur l'acceptation des risques renforce notablement le droit des victimes d'accidents sportifs.

lundi 15 novembre 2010

Acceptation des risques : revirement de jurisprudence

La Cour de Cassation abandonne la jurisprudence sur l’acceptation des risques.

Par un arrêt de principe rendu le 4 novembre 2010, la Cour de Cassation décide que

« la victime d’un dommage causé par une chose peut invoquer la responsabilité résultant de l’article 1384 alinéa 1er du Code Civil à l’encontre du gardien de la chose, instrument du dommage, sans que puisse lui être opposé son acceptation des risques. »

En l’espèce, la Cour d'Appel avait refusé d’indemniser une victime effectuant des essais de motocyclette sur un circuit fermé, au motif que ce type d’activité impliquait une acceptation du risque d’accident.

Cette jurisprudence sur l’acceptation des risques empêchait souvent l’indemnisation de la victime (notamment dans le cas des sports dangereux) et son abandon marque un progrès incontestable.